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I am a french beauty : Meryem et Barbara de Shaeri

Aujourd’hui, on accueille Meryem et Barbara les 2 fondatrices de Shaeri. Pour leur interview “I am a french beauty”, on retrouve toutes les valeurs de la marque mais aussi des fondatrices. C’est avec un grand plaisir que nous partageons leur vision de la beauté, du secteur des cosmétiques, de la notion d’inclusion et de diversité. Une marque capillaire qui comprend qu’elle ne peut que grandir en étant à l’écoute de ses consommateurs

  • Pourriez-vous présenter ?

Meryem : j’ai grandi au Maroc et fidèle à la tradition familiale, je suis venue en France pour mes études ! J’y suis restée et j’ai travaillé dans des grands groupes toujours à des postes de Stratégie & Marketing. Je suis mariée et j’ai 2 enfants.

Barbara : J’ai grandi à Paris, je suis architecte de formation et j’ai travaillé chez l’Occitane pendant plus de 10 ans à Paris, Hong Kong et New York. Je suis mariée et j’ai 2 enfants.

  • Quel est le concept de Shaeri et pour quelle raison l’avoir créé ?

Nous sommes deux frisées méditerranéennes et nous n’avons jamais trouvé de marque qui nous conviennent … et pourtant nous avons cherché ! Nous avons donc créé Shaeri : une marque de beauté française d’inspiration méditerranéenne. Nous avons une vision inclusive de la Méditerranée : l’européenne, l’africaine et l’orientale, de la plus antique à la plus contemporaine… Celle de nos grand-mères bien sûr, mais aussi et surtout celle d’aujourd’hui : une Méditerranée moderne, jeune.

En Méditerranée du Sud, plus de 65% de la population a moins de 25 ans ! Ils sont hyper connectés, hyper créatifs, plein d’énergie !Notre première gamme de produit est une gamme de soins capillaires à l’huile de Figue de Barbarie… le secret de beauté le mieux gardé des femmes berbères et qui, on le pense, a un gros potentiel dans notre industrie !

  • Qu’est-ce que la beauté signifie pour vous ?

Dans l’absolu, la Beauté, c’est ce qui crée une émotion… quelque chose d’irrationnel et de non-contrôlé. Cependant dans nos sociétés, il y a eu une construction intellectuelle de la Beauté et tout un système de normes s’est établi. Si on prend l’exemple du cheveu, pour des questions sociales, culturelles et historiques, les cheveux bouclés et frisés ont été considérés pendant longtemps pour de multiples raisons comme un problème, une quasi tare…Peut-être aussi que ces normes ont été créées par le regard masculin… en tout cas ce qui est sûre c’est que l’on assiste à l’éclatement de ces normes .

  • Est-ce que vous vous reconnaissez dans les standards de beauté ?

Jusqu’à très récemment, évidemment non, car le « gap » était trop grand entre ce qu’on nous renvoyait dans les magazines et notre réalité ! Et on ne parle pas seulement de nous en tant qu’individus : il suffit de regarder autour de soi. Aucune femme ne peut s’y retrouver : comment être belle, impeccable, éternellement jeune et mince – tout en étant bien sûr ‘active’ et mère ? Ces standards mettent automatiquement les femmes en situation d’échec car ils sont impossibles à atteindre. La vraie vie ne peut pas être photoshopée ! Aujourd’hui on vit un renversement de situation : ce n’est plus les marques qui décident ce qui est beau ou pas mais les consommatrices… elles ont pris conscience du pouvoir qu’elles ont grâce notamment aux réseaux sociaux !  Cela déstabilise tout un système mais nous on pense que c’est durable.
Les marques l’ont compris. Celles de lingerie montrent enfin des femmes avec de vraies formes, celles de maquillage pensent enfin à toutes les carnations, et certaines -même les plus grandes- montrent des imperfections de la vraie vie comme parti-pris.

  • Selon vous, quelle serait la 1ère action à mettre en place pour avoir une beauté plus inclusive ? 

Ce mot commence à nous mettre mal à l’aise car comme ‘diversité’ avant lui  il devient à la mode et un peu ‘fourre-tout’ : on mélange des problématiques très diverses – de la question du handicap à l’égalité des genres …Mais ce que l’on peut dire, c’est que dans le mot ‘inclusion’ il y a mot le mot ‘inclure’ et que c’est le contraire de l’exclusion. Les gens ne se contentent plus de déclarations d’intention ou de la photo d’une femme noire sur papier glacé, c’est tout une démarche qu’ils analysent et qu’ils questionnent et ils ont les moyens de tout vérifier. Donc répondre à votre question, pour avoir une Beauté plus inclusive, il faut que les personnes qui travaillent dans la Beauté, qui la conçoivent, que les décisionnaires de cette industrie viennent d’horizons très diverses et qu’ils intègrent les spécificités de chacun dans leur réflexion de manière intuitive. Tout cela est très complexe et va prendre du temps mais il y a une vraie prise de conscience !

Fondatrice Beauté Plurielle Blog : www.vivi-b.com Agence digitale : www.ivy-agency.com

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